Support de communication au concours DGFiP : méthode et mise en page

Affiche, flyer, fiche ou diaporama : apprenez à sélectionner les messages et à construire un support clair pour le cas pratique DGFiP.

Illustration : Support de communication au concours DGFiP : méthode et mise en page

La création d’un support de communication est l’une des particularités du cas pratique rénové du concours DGFiP. Le sujet peut vous demander de transformer les informations du dossier en affiche, flyer, fiche, courriel ou trame de diaporama. Il ne s’agit ni d’un exercice artistique ni d’une synthèse décorée : vous devez rendre un message immédiatement compréhensible par son destinataire.

Point de départLe public
PrincipeHiérarchiser
ButFaire agir
La consigne du sujet est prioritaire

Le format, le nombre de pages, les thèmes à faire apparaître et les contraintes matérielles sont indiqués dans le sujet. Le sujet zéro propose un support d’une page organisé autour de quatre thèmes : ce cadre est un exemple officiel, pas une règle universelle.

Pourquoi cette production est-elle évaluée ?

Dans un environnement professionnel, une information exacte n’est utile que si elle est adaptée à ceux qui doivent la lire. Un usager, un collègue et un responsable n’ont ni les mêmes attentes ni le même temps disponible. Le support opérationnel permet donc d’évaluer votre capacité à sélectionner, structurer et communiquer.

Le guide officiel précise que le destinataire doit pouvoir comprendre rapidement les informations majeures. Le support accompagne une communication ; il ne reproduit pas l’intégralité d’un discours ou d’une note. Votre copie doit montrer que vous savez renoncer aux détails secondaires.

Répondez à quatre questions avant de tracer un cadre

  1. À qui s’adresse le support ? Grand public, candidats, usagers, collègues, responsables ?
  2. Quel est son objectif ? Informer, expliquer une procédure, sensibiliser, annoncer ou faire adopter un comportement ?
  3. Quelle action est attendue ? Retenir une date, suivre des étapes, contacter un service, éviter un risque ?
  4. Quelles contraintes fixe le sujet ? Format, rubriques, nombre de pages, informations imposées ?

Écrivez les réponses au brouillon en quelques mots. Elles déterminent le ton, le vocabulaire, l’ordre et le niveau de détail. Sans ce cadrage, on fabrique souvent un support joli mais inutile.

Sélectionnez trois à cinq messages essentiels

Reprenez vos notes du dossier et classez les informations en trois niveaux : indispensable, utile, secondaire. Le support reçoit d’abord les éléments indispensables. Les éléments utiles n’entrent que s’ils améliorent la compréhension. Les détails secondaires restent hors de la page.

Testez chaque information avec une question : « Si je la retire, le destinataire comprend-il encore ce qu’il doit savoir ou faire ? » Si la réponse est oui, elle n’est probablement pas prioritaire. Cette sélection exige davantage de réflexion qu’un simple copier-coller.

NiveauContenu possibleTraitement visuel
Message centralObjet, changement ou action principale.Titre visible et formulation immédiate.
RepèresÉtapes, thèmes, bénéfices, risques ou publics.Blocs courts et clairement nommés.
PreuveUn chiffre clé, une date ou une comparaison.Encadré ou graphique simple.
ActionDémarche, contact ou échéance.Zone finale facile à retrouver.

Construisez l’architecture avant le contenu

Sur le brouillon, dessinez un rectangle correspondant à la page. Placez d’abord le titre, puis les blocs imposés, puis l’éventuel chiffre clé et l’action attendue. Vérifiez l’équilibre avant d’écrire. Cette maquette prend quelques minutes et évite de manquer d’espace pour la dernière rubrique.

Une structure fréquente fonctionne bien : un titre informatif en haut, trois blocs au centre, une information pratique ou une action en bas. Elle n’est pas obligatoire. Si la consigne demande quatre thèmes, prévoyez quatre zones cohérentes. La composition doit servir la lecture, pas une habitude graphique.

Le test des cinq secondes

En regardant seulement les titres et les éléments mis en avant, le lecteur doit comprendre le sujet, les grandes idées et ce qu’il doit faire. Si tout possède la même taille, rien ne ressort.

Écrivez pour être lu rapidement

Un support n’accueille pas des paragraphes de dissertation. Utilisez des titres qui portent une information, des phrases courtes, des puces parallèles et des verbes d’action. Remplacez « Il convient de procéder à la réalisation de… » par « Réalisez… » lorsque le ton et le destinataire le permettent.

Évitez aussi le langage publicitaire excessif. Vous produisez un document professionnel fondé sur le dossier. Une accroche peut attirer l’attention, mais elle ne doit ni promettre ce que les sources n’établissent pas ni dramatiser artificiellement le sujet.

Choisissez les chiffres qui racontent quelque chose

Un chiffre clé attire le regard lorsqu’il répond à une question évidente : combien, quand, quelle évolution ou quelle proportion ? Conservez son unité, sa période et, si nécessaire, son périmètre. Un grand « 40 % » sans contexte impressionne mais n’informe pas.

Un graphique doit rester très simple. Des barres conviennent à une comparaison ; une courbe montre une évolution dans le temps. Un diagramme circulaire n’est pertinent que pour les parts d’un total clairement défini. Ne transformez jamais les données et n’inventez pas une valeur pour compléter la présentation.

Adaptez la méthode au format demandé

SupportPrioritéÀ éviter
AfficheMessage central, visibilité, informations pratiques.Paragraphes longs et nombreux niveaux.
FlyerAccroche, bénéfices ou étapes, appel à l’action.Texte continu sans point d’entrée.
FicheRubriques stables, procédure directement utilisable.Décoration qui masque l’ordre des étapes.
CourrielObjet, destinataire, message structuré, conclusion.Oublier les codes du courrier professionnel.
DiaporamaUne idée dominante par diapositive ou écran.Recopier toute la synthèse en petit.

Soignez la présentation sans jouer au graphiste

Sur une copie manuscrite, la lisibilité repose sur des outils simples : titres, encadrés, espacements, puces, alignements et traits à la règle. Vous pouvez suggérer une icône par un symbole sobre si cela facilite la lecture. Le correcteur n’attend pas une illustration élaborée.

Les consignes matérielles de l’épreuve restent impératives. Le sujet zéro demande notamment une écriture à l’encre foncée et rappelle les règles d’anonymat. Ne comptez donc pas sur une palette de couleurs ou sur un élément qui pourrait identifier votre copie. Vérifiez les instructions figurant sur votre propre sujet le jour de l’épreuve.

Utilisez le dossier, sans transformer le support en collage

Le guide autorise la mobilisation d’éléments présents dans les documents, tels que graphiques, images ou chiffres clés. Vous devez toutefois les intégrer à votre hiérarchie. Un graphique complexe peut être simplifié si le sens et les valeurs restent fidèles ; une idée longue peut devenir trois puces, sans être déformée.

Ne juxtaposez pas des extraits. Chaque bloc doit remplir une fonction et participer au même objectif. Si le public doit accomplir une démarche, organisez le support selon l’ordre des actions plutôt que selon l’ordre des documents du dossier.

Ce que montre le sujet zéro

Le sujet zéro officiel porte sur l’économie du livre et demande un support d’une page destiné à une présentation, organisé autour de quatre thèmes, avec la possibilité d’utiliser icônes, textes, graphiques, images et chiffres clés issus du dossier. Cet exemple révèle trois attentes : respecter un cadre précis, sélectionner les informations et rendre leur organisation visible.

Il serait contre-productif d’apprendre une affiche type par cœur. Un nouveau sujet peut changer le destinataire, l’objectif et les rubriques. Entraînez plutôt le raisonnement qui transforme une commande en architecture.

Intégrez le support à votre gestion du temps

Ne laissez pas cette partie pour les dernières minutes. Pendant l’exploitation du dossier, identifiez déjà les informations visuelles, les chiffres clés et les messages adaptés. Au moment de produire le support, vous devez choisir et organiser, non relire toutes les pages.

Réservez une courte phase de maquette, puis la réalisation, puis un contrôle. Vérifiez que toutes les rubriques demandées apparaissent et que les données correspondent au dossier. La présentation la plus claire perd sa valeur si elle oublie un thème imposé.

1. Cadrer

Public, objectif, action et contraintes.

2. Sélectionner

Trois à cinq messages et les preuves utiles.

3. Maquetter

Zones, ordre de lecture et espace disponible.

4. Contrôler

Exactitude, lisibilité et respect de la commande.

Les erreurs qui donnent un résultat saccadé ou confus

  • Réduire la taille de l’écriture pour faire entrer toute la synthèse.
  • Donner le même poids visuel à toutes les informations.
  • Multiplier cadres, flèches et pictogrammes sans fonction.
  • Employer des titres vagues qui n’informent pas.
  • Oublier le destinataire ou l’action attendue.
  • Inventer un chiffre, une source, un contact ou une date.
  • Reproduire un graphique trop complexe pour être lisible.
  • Négliger une rubrique expressément demandée.

Un exercice de vingt minutes

Prenez une page d’un rapport public contenant un constat, trois idées et quelques données. Donnez-vous cinq minutes pour identifier le public et l’objectif, cinq minutes pour sélectionner les messages, puis dix minutes pour dessiner une fiche d’une page. À la fin, cachez le texte et ne regardez que les titres : racontent-ils déjà l’essentiel ?

Au deuxième essai, changez le destinataire. Une information destinée à des usagers doit-elle rester la même lorsqu’elle s’adresse à des collègues ? Cet exercice montre que la communication ne dépend pas seulement du contenu, mais de son usage.

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La checklist du support efficace

Avant de rendre, contrôlez cinq points : le destinataire est identifiable ; le message principal se voit immédiatement ; toutes les rubriques imposées sont présentes ; les chiffres sont exacts ; l’action ou la conclusion est claire. Puis relisez l’orthographe et vérifiez qu’aucun détail ne nuit à l’anonymat.

Le support opérationnel est la dernière étape d’une chaîne. Il repose d’abord sur une bonne analyse du dossier documentaire, puis sur une synthèse fidèle et hiérarchisée. Pour replacer ces gestes dans les trois heures d’épreuve, consultez notre méthode générale du cas pratique DGFiP.

Sources officielles

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