Inspecteur DGFiP : comment préparer l’anglais B1 du QCM ?

L’anglais fait partie du QCM commun du concours Inspecteur. Voici un diagnostic et une méthode ciblée pour travailler grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe.

Illustration : Inspecteur DGFiP : comment préparer l’anglais B1 du QCM ?

Dans le concours externe rénové d’inspecteur des Finances publiques, l’anglais n’est plus un élément périphérique : il figure dans le QCM commun de l’épreuve écrite n° 2. Le programme officiel vise le niveau B1 du CECRL et mentionne quatre domaines : orthographe, grammaire, conjugaison et vocabulaire. L’objectif n’est donc pas de parler comme un bilingue, mais de comprendre des formes courantes et de choisir une réponse fiable.

Pour la session 2027, les inscriptions se terminent le 8 octobre 2026. Les écrits sont prévus les 7 et 8 décembre 2026. Il reste assez de temps pour progresser si vous travaillez de façon ciblée, mais trop peu pour suivre une méthode vague fondée uniquement sur des séries de mots.

Cadre officiel

L’épreuve écrite n° 2 dure 2 h 30, coefficient 3. Elle réunit un QCM sur cinq thèmes — dont l’anglais — et des QRC dans l’option choisie. Le nombre de minutes à consacrer à l’anglais n’est pas fixé par le texte : votre stratégie doit être testée sur des sujets complets.

Mesurez votre niveau avec un diagnostic court

Prenez une série issue de l’annale 2026 ou du sujet zéro officiel. Répondez sans dictionnaire et notez, pour chaque erreur, la compétence en cause. Une question sur le choix entre since et for relève de la grammaire et du sens temporel ; une confusion entre deux verbes proches relève du vocabulaire ; une terminaison verbale oubliée signale un automatisme de conjugaison.

Créez quatre colonnes : règle inconnue, règle connue mais mal appliquée, mot inconnu, mauvaise lecture. Cette distinction évite de « revoir tout l’anglais ». Si vos erreurs viennent surtout de la lecture, travailler vingt temps verbaux supplémentaires ne résoudra pas le problème.

Les priorités grammaticales au niveau B1

Commencez par la structure de la phrase : ordre sujet-verbe-complément, place des adverbes et construction des questions. Consolidez ensuite les déterminants, les pronoms, les comparatifs, les quantifieurs et les principales prépositions. Travaillez les connecteurs qui expriment l’opposition, la cause, la conséquence et la condition, car ils modifient le sens global.

Pour chaque règle, fabriquez deux exemples contrastés. Plutôt que d’apprendre une définition de much et many, écrivez une phrase avec un nom indénombrable et une autre avec un nom dénombrable. Puis masquez la règle et expliquez à voix haute pourquoi le choix change.

Conjugaison : raisonnez avec les marqueurs de temps

Un QCM ne demande pas seulement de reconnaître un temps ; il vérifie souvent si vous reliez la forme au contexte. Révisez le présent simple et le présent continu, le prétérit, le present perfect, les formes du futur, les modaux et les principales formes conditionnelles. Ajoutez la voix passive et les verbes irréguliers les plus fréquents.

Entourez mentalement les marqueurs : fréquence, date achevée, durée encore en cours, projet ou hypothèse. Puis vérifiez la concordance entre le sujet et le verbe. Cette routine réduit les réponses « à l’oreille », trompeuses lorsque l’on a peu pratiqué récemment.

Construisez un vocabulaire utile, pas une liste infinie

Organisez les mots en familles et en contextes. Le programme ne publie pas une liste fermée de vocabulaire à mémoriser. Travaillez donc les verbes courants, les faux amis, les mots de liaison et le vocabulaire de la vie professionnelle, de l’administration, de l’économie, du numérique et de l’actualité générale. Ces thèmes sont cohérents avec l’environnement du concours, sans constituer une liste officielle exhaustive.

Une carte efficace comporte le mot, sa nature, une phrase et une confusion à éviter. Pour to attend, notez qu’il signifie « assister à » et non « attendre ». Pour actually, opposez « en réalité » à currently, « actuellement ». Révisez dans les deux sens : anglais vers français, puis français vers anglais.

Ne négligez pas l’orthographe

L’orthographe anglaise demande de repérer les doubles consonnes, les terminaisons, les pluriels irréguliers et les formes proches. Constituez une liste uniquement à partir de vos erreurs. Recopier cinquante mots corrects que vous connaissez déjà donne une impression de travail, mais peu de progrès.

Utilisez la dictée mentale : regardez un mot, cachez-le, écrivez-le, puis comparez. Reliez aussi l’orthographe à la famille lexicale. La différence entre un nom, un verbe et un adjectif devient plus facile à retenir lorsqu’elle est associée à une phrase.

Une routine de vingt minutes, cinq jours par semaine

  • 5 minutes : rappel actif de dix cartes anciennes.
  • 5 minutes : une règle de grammaire ou de conjugaison avec trois exemples.
  • 7 minutes : questions chronométrées sans aide.
  • 3 minutes : correction et ajout d’une seule erreur au carnet.

Deux fois par semaine, remplacez cette routine par une série plus longue mélangée aux autres thèmes du QCM. Le concours exige de changer rapidement de domaine : passer d’une question d’Union européenne à une question d’anglais fait partie de la difficulté.

Un plan jusqu’aux écrits de décembre

Consacrez les deux premières semaines au diagnostic et aux bases de phrase. Travaillez ensuite deux semaines sur les temps, les modaux et les constructions fréquentes. Pendant les deux semaines suivantes, renforcez vocabulaire et faux amis à partir des annales. Gardez la dernière phase pour des séries mixtes, le carnet d’erreurs et les automatismes fragiles.

Chaque semaine, conservez une mesure simple : pourcentage de réponses justifiées, nombre d’erreurs de lecture et temps moyen. Une bonne progression n’est pas seulement une hausse de score ; c’est aussi une diminution des réponses au hasard.

Les pièges de préparation

  • Travailler uniquement avec une application généraliste sans revenir au programme officiel.
  • Apprendre des mots isolés sans phrase ni contexte.
  • Confondre reconnaissance et maîtrise : comprendre une correction n’est pas savoir refaire la question.
  • Passer trop longtemps sur l’anglais au détriment des QRC et des autres thèmes du QCM.
  • Répondre selon la sonorité sans identifier le sujet, le temps ou le connecteur.

Le niveau B1 récompense surtout la solidité des bases. Une préparation régulière, alimentée par vos erreurs et les ressources officielles du concours, est plus efficace qu’un rattrapage massif la dernière semaine.

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Le planning et les exemples de travail sont des conseils pédagogiques JeSuisAdmis.

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