Cas pratique du concours DGFiP : la méthode complète pour réussir

Lecture du dossier, gestion des trois heures, synthèse et support de communication : une méthode pas à pas pour réussir le cas pratique.

Illustration : Cas pratique du concours DGFiP : la méthode complète pour réussir

Le cas pratique du concours DGFiP ne récompense ni la récitation d’un cours ni l’accumulation de connaissances personnelles. Il évalue votre capacité à comprendre une commande, à extraire des informations fiables d’un dossier et à produire une réponse exploitable dans un temps limité. Depuis la réforme appliquée en 2026, l’épreuve comporte deux parties et peut demander la conception d’un support de communication opérationnel. La méthode est donc aussi importante que la qualité de la rédaction.

Durée3 heures
Coefficient2
Dossier15 pages maximum
Une épreuve éliminatoire

Toute note inférieure à 5 sur 20 avant application du coefficient est éliminatoire. Le cas pratique ne doit donc pas être découvert après le QCM : sa méthode se construit progressivement.

En quoi consiste le cas pratique ?

L’épreuve porte sur une thématique contemporaine à caractère social, économique ou financier. Les informations nécessaires se trouvent dans le dossier documentaire. Celui-ci peut réunir des articles, tableaux, extraits de rapports, textes réglementaires, infographies ou données chiffrées.

La première partie demande de répondre à des questions permettant de vérifier votre compréhension, votre analyse et votre capacité à présenter les éléments utiles. La seconde introduite par la réforme consiste à concevoir un support de communication opérationnel : affiche, flyer, diaporama ou autre production précisée par le sujet.

Le correcteur attend une copie exacte, structurée et conforme aux consignes. Une réponse élégante mais trop longue, hors sujet ou fondée sur votre opinion personnelle ne remplit pas la commande.

Les quatre étapes recommandées

Le guide officiel propose une organisation indicative particulièrement utile : environ 25 minutes pour découvrir et analyser le sujet, une heure pour exploiter le dossier, une heure trente pour rédiger et cinq minutes pour relire. Ce découpage n’est pas une règle obligatoire, mais il protège contre le défaut le plus fréquent : commencer à écrire trop tôt et manquer de temps à la fin.

1. Découvrir le sujet — environ 25 minutes

Lisez toutes les questions, repérez les verbes de commande, les limites de longueur et le format demandé. Survolez ensuite la liste des documents, leurs titres, leurs dates et leur nature.

2. Exploiter le dossier — environ 1 heure

Recherchez les éléments utiles pour chaque question. Prenez des notes brèves et reformulez les idées plutôt que de recopier des passages entiers.

3. Rédiger — environ 1 heure 30

Répondez de manière structurée, justifiez les affirmations et respectez précisément le format demandé.

4. Relire — environ 5 minutes

Contrôlez les chiffres, les oublis, l’orthographe, les titres et la conformité à chaque consigne.

Commencer par les questions, pas par une lecture intégrale

Lire quinze pages ligne après ligne sans connaître la commande donne l’impression de travailler, mais produit souvent des notes inutiles. Les questions indiquent ce qu’il faut chercher. Soulignez les verbes : présenter, expliquer, comparer, identifier, proposer, synthétiser. Chacun implique une réponse différente.

Repérez aussi les contraintes matérielles : nombre de lignes, destinataire, date, sujet, éléments obligatoires, forme du support. Si l’on vous demande un courriel, une liste brute ne suffit pas. Si l’on vous demande une affiche, trois longs paragraphes ne correspondent pas au support.

La commande est votre contrat

Avant chaque rédaction, reformulez mentalement la demande : « Je dois produire quoi, pour qui, dans quel but et avec quelles informations ? » Cette phrase évite une grande partie des hors-sujets.

Cartographier rapidement le dossier

Sur la page présentant les documents, notez pour chacun une fonction simple : définition, contexte, chiffres, avantages, limites, exemple, réglementation ou proposition. Cette cartographie permet de revenir directement à la bonne source au moment de répondre.

DocumentQuestion à se poserNote utile
Article de presseQuel phénomène et quels acteurs présente-t-il ?Idée principale, date et exemple concret.
Tableau ou graphiqueQuelle évolution ou comparaison ressort ?Deux chiffres significatifs avec leur unité.
Texte officielQuelle règle ou obligation fixe-t-il ?Principe exact et personnes concernées.
Rapport ou étudeQuel constat et quelles recommandations ?Résultat essentiel, limite éventuelle et proposition.

Ne recopiez pas toutes les données. Choisissez celles qui répondent réellement à la question. Un chiffre précis et expliqué vaut mieux qu’une succession de pourcentages sans lien avec votre raisonnement.

Répondre sans paraphraser les documents

La paraphrase remplace quelques mots du texte source sans en améliorer la compréhension. La synthèse, elle, rapproche plusieurs informations, supprime les répétitions et les organise autour de la question.

Pour chaque paragraphe, commencez par une idée claire, ajoutez les éléments du dossier qui la démontrent, puis terminez par sa conséquence. Vous pouvez utiliser des formulations sobres : « Le dossier met en évidence… », « Cette évolution s’explique notamment par… », « Deux limites apparaissent… ».

N’ajoutez pas une opinion personnelle qui n’est pas demandée. Vous pouvez formuler une proposition lorsque la consigne le prévoit, mais elle doit rester réaliste et s’appuyer sur les constats du dossier.

Réussir le support de communication

Le support opérationnel est une nouveauté importante. Il ne suffit pas d’y transférer une synthèse raccourcie. Il faut adapter le contenu au destinataire et à l’objectif.

  • Une affiche : un titre visible, quelques messages prioritaires, des informations pratiques et une hiérarchie claire.
  • Un flyer : une accroche, des blocs courts, les bénéfices ou consignes essentielles et une action attendue.
  • Un courriel : un objet précis, une formule adaptée, un message structuré et une conclusion opérationnelle.
  • Un diaporama : une idée principale par diapositive, des titres informatifs et peu de texte.
  • Une fiche : des rubriques identifiables, des informations directement utilisables et un vocabulaire homogène.

Vous n’êtes pas évalué comme graphiste. Le correcteur doit néanmoins comprendre immédiatement l’organisation de votre production. Les titres, encadrés, puces et espacements peuvent rendre la hiérarchie visible sur une copie manuscrite.

Entraînez-vous avec une méthode structurée

Les modules 12 à 14 de JeSuisAdmis décomposent la lecture du dossier, la synthèse et les supports de communication.

Voir le programme

Comment traiter les tableaux et les chiffres ?

Lisez le titre, la période, la source, les unités et les catégories avant de calculer. Une évolution en points n’est pas une évolution en pourcentage. Passer de 20 % à 25 % représente cinq points, mais une hausse relative de 25 %.

Lorsque vous citez une donnée, expliquez ce qu’elle montre. Écrivez par exemple qu’un indicateur augmente fortement entre deux dates, puis donnez les valeurs utiles. Évitez de recopier un tableau entier : le correcteur possède déjà le document et attend votre interprétation.

Une progression en cinq entraînements

  1. Repérage : sur trois documents, associez chaque information à une question.
  2. Réponse courte : rédigez dix lignes structurées à partir de deux sources.
  3. Synthèse : rassemblez quatre documents dans un plan simple sans répétition.
  4. Support : transformez une page d’informations en fiche, courriel ou affiche.
  5. Épreuve complète : travaillez trois heures sans téléphone ni interruption, puis corrigez la méthode autant que le contenu.

Après chaque entraînement, ne vous contentez pas de lire le corrigé. Comparez la commande, votre sélection d’informations, votre structure et votre gestion du temps. C’est cette analyse qui transforme une copie moyenne en méthode fiable.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Lire tout le dossier avant de découvrir les questions.
  • Commencer la rédaction sans plan ni sélection des informations.
  • Recopier de longues phrases des documents.
  • Utiliser ses connaissances personnelles à la place du dossier.
  • Ignorer une limite de longueur ou le destinataire.
  • Consacrer trop de temps à la première question.
  • Présenter un support de communication comme une dissertation.
  • Ne garder aucune minute pour relire les chiffres et les consignes.

Ce que le correcteur doit voir

Une bonne copie montre que vous savez travailler comme un futur agent : comprendre une demande, sélectionner une information fiable, respecter un cadre et communiquer clairement. La rédaction doit rester simple et précise. Les titres doivent annoncer le contenu. Les propositions doivent pouvoir être mises en œuvre.

Le cas pratique devient beaucoup moins impressionnant lorsque chaque étape possède un objectif et une limite de temps. Vous n’avez pas besoin de tout savoir sur le thème avant l’épreuve ; vous devez savoir utiliser efficacement le dossier fourni.

Sources officielles

Préparation complète

L’article vous donne les repères. La formation vous fait pratiquer.

Retrouvez 18 journées de préparation, 77 cours, 315 questions corrigées et 17 exercices pour travailler réellement les épreuves.

Voir la préparation

À lire ensuite

Poursuivez votre préparation